Les masques sont tombés. La démocratie y-a-t-elle gagné ? Rien n’est moins sûr. On connait maintenant l’entourage toxique et malsain de la maire sortante. La vérité sera au fond des urnes.
Inutile de se cacher dans un trou de fouine, Txotxolo a souvent été prise de nausée devant la campagne biarrote. Merci Maider-Eugénie. Txotxolo a également été désolée de voir la faiblesse de certains candidats qui auraient mieux fait de rester à commenter le football américain. Salut Richard.
Txotxolo aura aussi regretté que des candidats n’aient pas eu la bonne idée de travailler ensemble dès le premier tour. Coucou Jean-Baptiste et Serge. Car ils représentent indéniablement une bouffée d’oxygène dans ce monde de brutes épaisses et sans cervelle. On peut avoir fait des études ou enseigner et avoir montré l’étendue de sa bêtise partisane et les limites de son intelligence. Amitiés biarrotes, Max et Emmanuelle.
Enfin on guettera avec un intérêt non dissimulé le sort que nous réservons à Guillaume et Ana. L’un a apporté les embruns, l’autre une autre façon de faire de la politique. Mais disons-le sans détours, Txotxolo n’est pas certaine que ces deux-là ne seront pas déçus par leur score dimanche soir. Ce sera intéressant.
Donc, ce n’est faire injure à personne que de reconnaître que deux candidats – la maire sortante Maider – Eugénie Arostéguy et le monstre sacré de l’ovalie Don Sergio Blanco – partent favoris pour arriver en tête d’une élection morcelée. Si les urnes ne donnent pas raison à cette prédiction, au moins ils se seront partagés l’intérêt populaire et médiatique.
Ce sont d’ailleurs les seuls à avoir réussi à remplir les gradins de l’auditorium du Casino municipal pour la présentation de leurs colistiers. Les seuls avec le gladiateur à la mèche rebelle, Jean-Baptiste « Maximus » Dussaussois-Larralde, qui a fait lui aussi salle comble, mais au théâtre du Colisée : « Ave Biarritz, morituri te salutant ? »
Faute de sondage, Txotxolo propose une autre grille de lecture, celle du nombre, et du niveau de méchanceté, des flèches et autres attaques ad hominem décochées par les zélotes d’Iron Maider. Le plus souvent sous couvert de comptes anonymes sur les réseaux sociaux ou via la page Facebook « Biarritz municipales », faux nez du pistolero de la foire de Châlons-en-Champagne, George-Philip Chartier, compagnon de Madame.
Si tout le monde a eu droit à sa pique haineuse (sauf Tardits et Barucq, il ne faut pas hypothéquer le second tour !), c’est incontestablement Blanco et ses amis qui ont été visés par le plus de boules puantes. Un vrai tir de barrage, comme dirait un ex général bagarreur et russophile. Pas sûr pour autant que le résultat soit celui escompté si l’on jette un œil aux commentaires publiés sous ces publications :
« George-Philip Chartier vous êtes MINABLE !! et votre compagne encore plus MINABLE pour vous supporter !! »
« Quand l’argument meurt, l’insulte naît !! »
« George-Philip Chartier petit bonhomme. La classe ne s’achète pas, vous en êtes dépourvu »…
Txotxolo aurait aimé (c’est son genre) s’amuser lors de cette campagne. La vilaine fouine aurait adoré voir du pur mauvais esprit, de la piqure de guêpe, du caillou dans la chaussure. L’équipe de Maider lui a proposé de la fange.
Revenons à nos deux poids lourds et à la campagne, la vraie, avec ses débats (plus ou moins réussis, n’est-ce pas Serge ?), ses distributions de tracts, ses réunions publiques, ses échanges avec les Biarrots ou encore avec l’affichage de ses soutiens politiques.
Jean-Jacques Lasserre aurait dû logiquement appuyer Maider Arosteguy, qui fut une de ses adjointes au département, mais c’est pourtant à Serge Blanco que le président du conseil départemental a choisi d’apporter ses encouragements au nom, a-t-il écrit, de « sa fidélité (qui) donne aux électeurs la meilleure des garanties, celle de respecter (…) la parole donnée ». Faut-il y lire un message indirect à madame la maire sortante ?
Cette dernière aurait pu se targuer d’un autre soutien marquant, celui de l’ancienne ministre Michèle Alliot-Marie venue en personne de Saint-Jean-de-Luz (dans les pas de feu papa) montrer sa binette à ses côtés en janvier à Biarritz. En guise de remerciement, MAM a été purement et simplement effacée sur tous les comptes de campagne de son équipe qui s’est dit qu’il était de mauvais goût de s’afficher aux côtés d’une élue condamnée en 2024 pour prise illégale d’intérêts. Et dire que certains s’interrogent sur les raisons du départ en catastrophe de son directeur de campagne à un mois de scrutin…
Qu’à cela ne tienne, un autre poids lourd des Républicains (au sens propre. Au figuré, le sénateur Brisson traine derrière lui une légion de déçus qui lui ont tourné le dos. Coucou Nalpas) ne ménage pas sa peine pour dire tout le bien qu’il pense du programme de la dame de fer de Biarritz. Il faut préciser (tout s’explique !), que cette dernière a fini par imposer sur sa liste, malgré les réticences internes, Emmanuelle, la fifille préférée qui aime son pôpa.
Reste le dossier majeur de l’élection. Maider s’accroche à son projet faisandé d’Aguilera. Jusqu’à ce que mort politique s’ensuive ? Là est la question. Elle a dû apprécier le ralliement à Blanco de Raphaël Leforestier, qui faisait bien partie de son équipe élue en 2020. Mais pourquoi diable retrouve-t-on aujourd’hui le jeune ingénieur à pousser en mêlée derrière Blanco ? Cela aurait-il quelque chose à voir avec le dossier Aguilera ?
Leforestier a évoqué une réunion à huis-clos au cours de laquelle Maider – Eugénie aurait dit à ses troupes : « Il y a trois projets, mais aujourd’hui, vous n’avez pas votre mot à dire. C’est moi qui décide ! » En faveur du projet Robert Alday pourtant moins généreux, 4 millions d’euros tout de même, que ceux de ses concurrents pour acheter le terrain à la ville. Ce n’est plus un caillou dans la chaussure, c’est le Rocher de la Vierge.
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