Dure, dure la vie de candidat à l’élection municipale de Biarritz, quand on est ni l’ultra-communicante maire sortante, ni une ex-star mondiale de rugby.
A deux semaines du scrutin, Txotxolo a décidé de leur rendre hommage à ces combattants de la démocratie qui croient en leur chance et qui courent, dit-on, vers des désillusions.
Alors JBDL, c’est loin la Mairie ? (Les plus anciens auront reconnu cette bonne vieille blague de Toto sur un bateau. Dis, c’est encore loin l’Amérique ? Tais-toi et rame. Les plus jeunes seront désespérés des citations de cette pauvre vilaine fouine.) Donc Jean-Baptiste Dussaussois-Laralde. Certes, l’Horizon s’est un peu assombri pour lui (la faute à un Edouard Philippe qui a préféré baiser l’escarpin impérial de la LR Arostéguy plutôt que d’investir son poulain local), mais le JFK biarrot, soutenu (ou plombé ?) par Renaissance, a d’autres arguments à faire valoir. D’abord un brevet d’opposant sérieux et combattif, particulièrement sur le dossier Aguilera. Ensuite un bagage professionnel – ingénieur eau et environnement – ô combien précieux à l’heure où la qualité des eaux et l’assainissement, sujets en déshérence depuis 6 ans, constituent une priorité pour la ville. Sans oublier un look de gendre idéal qui pourrait faire des ravages auprès de l’électorat senior de Biarritz. Txotxolo te le dit JBLD : la bogossitude ça ne suffit pas. A moins que divine surprise…
Mobilité et sens du collectif sont les atouts majeurs d’Ana Ezcurra, capitaine de Biarritz Berri, liste citoyenne participative aux couleurs écolo-aberzale assumées. Les automobilistes biarrots sont prévenus : l’avocate compte bien les renvoyer dans leurs 22, en privilégiant les transports en commun et en créant plus de 15 km de pistes cyclables. Chez Biarritz Berri, côté promesses, on aime les chiffres ronds : 1 000 logements nouveaux produits sur le mandat et 1 000 arbres plantés d’ici 2030. Pas bête : une cabane sur chaque arbre et hop le tour est joué. Plus sérieusement, Ana Ezcurra et ses camarades se revendiquent comme la seule liste de gauche et, à ce titre, disent ne pas se résigner – sous les applaudissements de Txotxolo – à la présence de l’extrême droite au sein du conseil municipal ou à la présidence du Biarritz Olympique. Son score au premier tour dira ce qu’il adviendra de cette candidate qui apporte de la fraicheur au débat.
A la douche ! C’est presque une obsession pour Guillaume Barucq qui s’est engagé – Txotxolo a déjà préparé sa serviette – à rouvrir les douches de plage dès le 22 mars à minuit en cas de victoire. Ce n’est pas gagné mais le médecin surfeur, plus branché courants marins que courants politiques, a toujours su slalomer parmi les défenses du marigot biarrot pour finir par siéger au conseil municipal depuis deux mandatures. Un coup dans la majorité, un coup dans l’opposition. L’eau, vous l’aurez compris, c’est son dada, son éponge magique… Le bon docteur promet ainsi de régler les problèmes d’assainissement de la ville et de faire renaître un établissement de thermes salins, tout en baissant les impôts. Son gentil côté « has been » suscite la sympathie. De là à voter dix ans plus tard encore pour lui. Pas certain que ça le fasse.
Est-ce en pensant à Richard Tardits que Barack Obama a reconnu que les extra-terrestres existaient ? Tardits, c’est un extra-biarrot. Txotxolo l’aime en commentateur du Super Bowl avec sa pointe d’accent américain qui rappelle qu’il a joué en NFL. On aimerait bien qu’il prenne un accent du sud-ouest, ça aurait plus de charme, mais bon on ne se refait pas quand on est un pro de la com’. Il faut bien lui reconnaitre ça. Il sait parler le Richard. Et ? Ben c’est tout !
Toujours en quête de son « touch down » municipal, Richard Tardits est de retour sur la scène politique un an après son départ fracassant – il était adjoint au tourisme – de l’équipe Arostéguy. Mais, il le reconnait lui-même, il a dû cette fois racler les fonds de tiroir pour constituer sa liste « Biarritz d’abord ». Une liste à droite toute puisque figurent désormais aux côtés du plus trumpiste des Biarrots des personnalités du Rassemblement national, dont le Fournier, incapable lui aussi de recruter suffisamment de colistiers… Txotxolo est désolé, mais là Richard tu pousses trop loin. So long.
A moins de deux semaines du premier tour des élections municipales, il est grand temps d’entrer en mêlée dans ce « Tournoi des six candidats » qui doit désigner le ou la futur(e) maire de Biarritz. Si l’on en croit les bookmakers, deux poids-lourds (rien de personnel monsieur Blanco…) partent favoris pour participer au «Crunch» du second tour : la maire en place Maider – Eugénie Arostéguy qui espère profiter de la traditionnelle (et pourtant totalement imméritée dans son cas) prime au sortant et le pape biarrot de l’ovalie, Serge Blanco, qui se présente en grand rassembleur avec son slogan « Mon équipe, c’est Biarritz ». A suivre et aux urnes !
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