A la Ennio Morricone, les vainqueurs, les recalés et les cul-bottés

Et Sergio a planté avec aisance l’essai de la victoire sous le regard estudiantin de Dussaussois-Larralde, pendant que Barucq comprenait que cette fois, le gris des cheveux avait pris le dessus sur le catogan, malgré le dynamisme d’Ana. Maider remerciait chaleureusement son compagnon et ses mauvais génies brissoniens qui lui ont gentiment bien planté sa fin de mandat.

Intérieur nuit. Plan large. La foule entend en arrière-fond un harmonica strident. Le rétroprojecteur ne laisse aucun doute dès les premiers résultats affichés. Au premier étage, la cul-bottée Maider-Eugénie Arosteguy entend ce bruit de foule, ce brouhaha. Est-il joyeux ? Oui mais pas pour Iron Maider. Après 6 ans à la mairie, cette fois, il va falloir laisser la place. Les Biarrots ont voté et leur sentence est irrévocable ! Oups, c’est pas du Morricone. Koh-Lanta sort de ce corps.

La démarche chaloupée. Celle d’un ex-félin qui s’est empâté, le sourire amène qui a du mal à cacher celui du chasseur-carnassier, Don Sergio Blanco opine, reconnait du regard, flatte de la pupille, cligne de reconnaissance. La victoire est sans faille. Jouez orchestre, emballez les cuivres, donnez de la cymbale, raisonnez grosses caisses. Les scores ont claqué. Iron Maider a pris la rouille, 1379 voix de retard.

Dans la poussière, Maider n’a pas un regard pour les deux gisants de la politique restés dans l’ombre. Max Brisson et sa fifille préférée Emmanuelle ont encore pris du plomb. De la balle Brenneke pour le sanglier de papier Max. Du plomb de foire pour l’auto-proclamée journaliste-communicante- consultante-attachée parlementaire-community manageuse, sinistrée de la modestie Emmanuelle. Faudrait songer à trouver un travail sans le piston de papa, jeune femme ! Conseil gratuit de Txotxolo.

Txotxolo voudrait leur dire sa reconnaissance éternelle. Ils ont animé comme jamais cette campagne depuis des mois. Ils ont permis à la vilaine fouine de se gondoler sans retenue devant un tel manque de lucidité. Max va retourner à ses chères études. Il va pouvoir se lancer à corps (Hihi) perdu dans la Présidentielle. Toujours prêt pour la contorsion de la droite extrême estampillée Retailleau-Wauquiez à la droite qu’il fréquentait quand les opinions prédominaient encore sur la carrière, avec Pécresse-Bertrand.

Le mauvais génie de Châlons-en-Champagne, compagnon de Dame Arosteguy s’est joliment fait botter le cul. Sa stratégie LFIste de tension permanente, d’outrances crasses, n’a pas fonctionné. On ne vous regrettera pas George-Philip Chartier.

Après avoir nettoyé les écuries d’Augias, si on parlait un peu des seconds rôles. Ils sont importants les seconds rôles dans les westerns, south-westerns même. On a un brin de tristesse pour le bon docteur Guillaume Barucq, accroché à sa corde qui sonne le tocsin de sa vie politique biarrote. Il n’a pas voulu voir que la composition de sa liste avec des noms pour faire nombre, signait déjà son déclin. Il n’a pas compris que glisser sur les vagues de Biarritz ne permettait que de s’attirer un sentiment de bienveillance. Il est bien là, à tirer sur sa corde et à faire raisonner les cloches d’un rythme lent et monocorde.

Ana Ezcurra est comme ces héroïnes qui ont voulu croire à l’amour et qui voient le vainqueur remonter sur son cheval et la laisser à sa destinée. Il est certain qu’elle a en a une, destinée. Mais laquelle ? Il va falloir faire des choix entre le vert frelaté tendance Tondelier mâtiné de rouge mélenchoniste et la posture centre-droit de Barucq. C’était incompréhensible. Illisible même. Les électeurs lui ont dit. C’est en avançant qu’on apprend. Bon courage Ana, le chemin est encore long. Parole de Txotxolo.

Plein soleil. Extérieur jour. Sortie du saloon Royalty sous le regard du taulier Paxkal Ondarts, toujours disposé à claquer un bourre-pif à l’imprudent en mémoire de ses années de tarte dans les mandibules, le coq fier sur le cœur. Sergio avance. Un sourire malicieux à peine marqué aux lèvres. Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde savoure ce moment qui lui montre le chemin qui le sépare encore de la notoriété. Blanco, c’est le Boss. Le parrain, disent les plus téméraires. Pas faux !

Mais Blanco, c’est, espérons-le, une équipe. Et parmi cette équipe, il y a des personnes de qualité. Tous ne sont pas des élus. Certains, certaines seront au cabinet du maire. D’autres élus derrière Serge vont devoir se méfier de leur tendance ancienne et affirmée de prise de bourriche. Un nom ne fait pas le talent, ni la rigueur et encore moins la droiture. Txotxolo aura prévenu.

Txotxolo vous salue bien. Soleil couchant. I am a poor lonesome weasel.

Txotxolo reviendra dans un autre format après des vacances neuronales plus que méritées. Mais telle la fouine fidèle, elle demeure aux aguets. Liberté chérie !

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