Txotxolo a dû prendre un vin chaud frelaté…
« Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?
Si comme Txotxolo, vous musardez vers la mairie, peut-être entendrez-vous Maider-Eugénie minauder devant les yeux de son matamore, transformés en miroir magique. Le fier miroir-George-Philip qui, invariablement, répond : « En cherchant à la ronde, dans tout le vaste monde, on ne trouve pas plus belle que toi. »
Digressons un peu avant de revenir à notre conte de Noël : Pauvre miroir magique ce George-Philip, pas considéré à sa juste valeur. Porte-flingue émérite, auteur de commentaires au vitriol à peine sorti de son cabinet noir, sans aucune réflexion. Nous y reviendrons. On l’aime déjà celui-là.
Donc reprenons notre jolie petite histoire.
Un matin Maider-Eugénie, perdue en l’absence de son miroir-Philip, parti ferrailler en Champagne, eut l’idée saugrenue de se rabattre sur le micro-miroir de son poudrier. Si le George-Philip est un miroir déformant, le poudrier ne brille pas par son esprit d’à-propos mais par son incapacité à mentir : « Emmanuelle Brisson te surpasse en beauté et ta place elle veut te piquer ».
Le poudrier pris la destination qui lui était promise, la poubelle. Maider-Eugénie eut une bouffée de mémoire : c’est vrai que ces Brisson, père et fille devenus « tout miel », l’ont toujours méprisée. Max ne se répandait-il pas, il y a six ans, qu’il ne ferait qu’une bouchée de cette candidate LR qui avait eu l’outrecuidance de ne pas lui demander l’autorisation de se présenter et l’avait pris de court ?
Pauvre Maxou, Biarritz s’est finalement encore refusée à lui.
Mais la vengeance est un plat qui se mange froid. Et Max, embaumé sénateur, allait déployer toute sa rouerie de politicard pour imposer sa fillote. Il faut dire qu’elle a de la ressource la gamine. Fille préférée de son Pôpa, fierté de sa Môman, elle peut baratiner la terre entière sur son CV, revendiquer des postes de choix. La gamine n’a peur de rien, surtout pas des arrangements avec la vérité et, n’en déplaise à Maider-Eugénie, a pris pour modèle Madame la Maire pour son parcours politique.
On commence au centre gauche Macron pour Emmanuelle. Centriste pour Maider. On glisse vers les Républicains pour les deux. On astique les chaussures de Retailleau pour les deux. On zyeute Ciotti, Zemmour, on caresse Bolloré toujours pour les deux. On balance à l’emporte-pièce sur les réseaux sociaux sur tout (Chanel pour Maider, Ikastola pour Emmanuelle) et hop : dors bien profond peuple biarrot !
Si Maider a finalement peu godillé sur l’échiquier politique du centre droit à la droite et maintenant à la droite dure, chez les Brisson, c’est plus compliqué. Max, Txotxolo l’a déjà écrit, est un Gaulliste… social on vous dit. Il a été séguiniste, chiraquien, juppéiste, larron en foire avec MAM puis en disgrâce violente, « Libres » avec Pécresse mais appelant à voter Wauquiez, flatté que Bertrand ne lui ait pas rendu en cag…t, honoré d’être invité à faire bombance avec Larcher.
Mais là aussi ce n’est rien à côté d’Emmanuelle. Macroniste comme beaucoup, déçue comme presque tous. Community manager de Lasalle (ça, c’est drôle au moins), dans la campagne de Bellamy (c’est toujours aussi drôle), Retailliste (Txotxolo ne résiste pas à cette formule), Zémmourienne, Ciottiste (référence aux 7 nains ? Oups).
Mais sur tout Emmanuelliste. Emmanuelliste ? Comme Emmanuelle, voyons ! N’allez pas exhumer ce disparu député socialiste des Landes ? Repose en paix, Henri.
Chacun aura bien compris qu’autour du miroir aux alouettes, la bataille s’annonce farouche entre deux femmes faites du même bois… de plaquage, devrait s’amuser Don Sergio.
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