Après sa villa de Saint-Jean-de-Luz, le Elon Musk de la Smartbox abandonnera-t-il le BO ?
Aguilera tremble et Txotxolo aussi. Non, non, calmez-vous, calmez-vous ! Ne faites pas évacuer la salle ! Il n’est pas question du projet contesté de madame le maire de Biarritz (la vilaine petite fouine ne devrait pas tarder à pointer son museau sur ce champ de mines) mais de notre BO adoré et de ses finances. Comme vous, Txotxolo a lu dans la presse que le grand argentier du Biarritz Olympique avait mis sa maison de Saint-Jean-de-Luz en vente. Pierre-Edouard fait ses valises. Stérin retourne Outre-Quiévrain. Mais le parangon de l’exil fiscal veut récupérer ses millions. Et le BO dans tout ça ? Sera-t-il mis aux enchères comme une vulgaire villa de bord de mer ?
Attention pas n’importe quelle villa. Celle que le Elon Musk de la Smartbox s’est offert en 2022 pour 6 millions d’euros dans la cité corsaire appartient à la catégorie des « biens d’exception », comme on dit chez Barnes. Txotxolo n’a pas eu le privilège d’être invité à partager un verre de patxaran dans un des innombrables salons de la villa Ugaina, de faire la sieste dans une de ses 12 chambres, de tremper sa queue dans sa piscine, ni d’emprunter sa passerelle privative pour aller se dorer la fourrure sur la plage. Mais vu le prix qu’il en demande aujourd’hui, presque 16 millions, ça doit valoir le coup comme tanière ! Et les officiers de la Marine nationale, qui ont longtemps occupé le ponton, doivent en avaler leurs pompons !
Mais n’allez pas traiter le nouveau saint patron de la France réac de vil spéculateur comme ces peigne-culs de gauchistes Aberzale qui ont osé souiller sa façade avec une banderole. Non au racisme anti-facho ! Ces gens-là n’ont vraiment aucune gratitude pour le philanthrope préféré de l’extrême droite qui s’est saigné au quatre veines (5.4 millions) pour donner du travail aux artisans du cru dans le respect absolu des caractéristiques architecturales néobasques et sauver cette quasi ruine que l’Etat avait voulu brader 3.7 millions il y a à peine 3 ans.
Les chiffres, comme Txotxolo, sont têtus. Et ceux avancés par l’entourage du milliardaire donnent envie à la petite fouine de sortir son mouchoir. La plus-value escomptée par la 81ème fortune de France ne serait que de… 1,8 million d’euros. Et encore, taxée à 40 %. Un crève-cœur pour le serial entrepreneur libertarien conservateur qui a placé son milliard et demi bien à l’abri du fisc et des excités de la taxe Zucman. Oui, on peut se revendiquer chrétien et patriote et planquer son pognon en Belgique près de Bruxelles, notamment dans la commune – tout un symbole ! – de Waterloo…
Mais quittons cette « morne plaine » du Brabant wallon pour retrouver celle d’Aguilera, terre de mêlée épique et de charges héroïques des trois quarts rouge et blanc. Si l’on en croit la presse, celui qui reste le garant du Biarritz Olympique aurait manifesté son désir de prendre ses cliques et ses claques (avant d’en ramasser ?) et de dire adio à ce ballon ovale dont les rebonds capricieux sont difficilement compatibles avec la rigidité comptable d’un tableur Excel.
A condition de trouver preneur… Une offre autour de 3,5 millions d’euros, correspondant à l’argent investi dans le club depuis deux ans, et l’affaire serait conclue, apprend-on. « Tiens, tiens, se dit Txotxolo, mais c’est à peu près le prix d’une villa, avant enchères et travaux de rénovation, idéalement située au cœur du centre historique de Saint-Jean-de-Luz…»
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