Petite ritournelle à peine détournée.
« Je suis tombé par terre, c’est la faute à Maider-Eugénie. Le nez dans le ruisseau… » Ca n’est pas la faute à Rousseau. Txotxolo a trop de respect pour les Lumières. Et il arrive à Txotxolo de les chercher, tel Diogène…
Vous avez raison, Txotxolo exagère, c’est dans sa nature de vilaine fouine. Il n’empêche. L’état de nos trottoirs biarrots et la propreté de la ville, indignes d’une cité soi-disant impériale, laissent clairement à désirer. Il n’y a pas que Txotxolo qui le dit… Même Maider-Eugénie l’a reconnu en conseil municipal. C’était en septembre 2023 quand – la fouine ricane – Biarritz a adhéré à l’Association des villes pour la propreté urbaine. Dans un rare élan de sincérité, Madame la maire, pour une fois lucide, avait même déclaré : « Nous ne sommes pas satisfaits de l’état de propreté de la ville. Quand on n’est pas bon, il faut savoir le dire ».
Que s’est-il passé depuis ? Un grand « plan trottoir » ! Si, si. Des millions dépensés pour le confort des Biarrots. Enfin surtout pour ceux qui habitent le centre-ville qui a phagocyté 90 % du budget du plan trottoir. Les autres ? Ils n’ont qu’à faire comme Txotxolo et faire attention où ils posent leurs pattes… ou se rabattre sur le vélo. Mais non, c’est pour rire. Tu parles d’un plan « mobilité douce » avec le trottoir partagé sur 150 m de l’avenue Foch qui se termine… dans l’arrêt d’autobus Saint-Martin. Une originalité biarrote. Pour ce qui est des trous bouchés à la va-vite sur la chaussée par un sceau de goudron qui offrent un massage musclé aux cyclistes (mobilité douce, on vous dit !), Biarritz n’en a pas, c’est vrai, le monopole.
Mais revenons à nos trottoirs tout aussi défoncés. Aux pavés qui se déchaussent avec le temps. Au dallage abracadabrantesque de la Côte des Basques. A la voirie qui crie parfois. Aux herbes folles qui poussent comme des champignons… Parlons-en des herbes folles. Comme la municipalité peine à faire son boulot, elle a demandé en janvier dernier, par arrêté municipal qui plus est, à ce que ce soient les Biarrots eux-mêmes qui entretiennent trottoirs et caniveaux devant chez eux. Tout comme la taille des haies et l’élagage des arbres. Le camarade Txotxolo se marre : Vive le kolkhoze à la sauce biarrote !
L’affaire fait moins rire les personnes âgées qui trébuchent ou celles à mobilité réduite qui renoncent à sortir de chez eux. Et qui se demandent où passent leurs impôts. Il est vrai que le budget de la ville n’est pas extensible et qu’entre les dépenses de communication et le bien-être des seniors, il faut bien faire des choix…
Txotxolo serait bien tenté de faire une comparaison entre Maider-Eugénie et son modèle en matière de notes de frais, la parisienne Anne Hidalgo, mais cette dernière a placé la barre tellement haut avec ses choix urbanistiques qui enlaidissent la capitale qu’il reste une belle marge de progression à l’épicière de Biarritz. Quoique… Entre les Decaux-chonneries (Txotxolo y reviendra) qui défigurent la Grande Plage et le nombre de rats et de cafards qui pullulent désormais à Biarritz faute d’entretien des égouts, tous les espoirs lui sont permis…
Il est vrai que notre Maider-Eugénie aime les animaux. Txotxolo en veut pour preuve le chemin de 300 mètres de long, opportunément inauguré ces dernières semaines, qui a été aménagé dans la zone naturelle Mouriscot pour permettre aux Biarrots de promener leurs toutous sans laisse et sans contrainte. Pour le bonheur des animaux ou pour caresser l’électorat des propriétaires de nos amis à quatre pattes… dans le sens du poil ?
———
> Retrouvez Txotxolo à Biarritz chaque mercredi