Après « Sauvegarder Biarritz » et Corine Martineau, Txotxolo déroule sa péloche
Votre Txotxolo, pour impertinent qu’il soit, aime bien aussi dire quand il est content. Quand la vie publique est faite de vigilance. Quand les élucubrations clientélistes ou les rêves de grandeur sont dénoncés au profit d’une saine gestion et du bien-être commun.
C’est pourquoi cette semaine, Txotxolo remercie la page Facebook Sauvegarder Biarritz pour son post du 6 janvier 2026. Et par voie de conséquence, remercie également l’élue d’opposition Corine Martineau.Txotxolo n’entend pas recopier le post en question mais des éléments interpellent.
Tout d’abord, ce festival Nouvelles vagues, sorti des eaux troubles de la majorité municipale est toujours questionné au sujet de sa légitimité. Comment peut-il prospérer alors que notre voisin San Sebastian dispose d’un festival de renommée mondiale. Si, si (Oups) chère Maider-Eugénie, il existe bien un festival célèbre à moins de 25 km de chez nous.
Il faut dire que ce nouveau festival biarrot (il n’a que 3 ans d’existence) a le mérite de bien habiller notre maire. Chanel enjolive Maider pendant les Nouvelles Vagues. Txotxolo promet de bien habiller Maider-Eugénie le reste de l’année. Faut-il ajouter que Biarritz compte déjà deux autres festivals du film : Le Biarritz Amérique Latine (35ème édition du 26 septembre au 2 octobre) et le Fipadoc, dans quelques jours.
Même si c’est à la mode maintenant avec ce partage du monde entre MM. Poutine et Trump, le Latino a failli disparaitre au profit d’un festival du film russe. Devinez qui avait eu cette somptueuse idée, morte-née pour cause de guerre en Ukraine ? Les époux Pinatel. Le général ami et défenseur de la Grande Russie et sa charmante épouse adjointe à la Culture.
Heureusement Txotxolo, fidèle lecteur du Sud Ouest, a mis ses lunettes de star en découvrant l’article : Biarritz, ces évènements qui vont se passer en 2026. Mais où est passé le Festival des Arts de la Rue, qui réjouissait petits et grands à la mi-mai depuis des années ? Un oubli de M. Sabathié de Sud-Ouest ?
Que nenni… « Autant en emporte le vent », c’est un choix assumé de l’équipe municipale sortante !
La question a d’ailleurs été développée par les auteurs de la page Facebook Sauvegarder Biarritz, avec la conseillère municipale d’opposition Corine Martineau en palme d’or du meilleur rôle féminin. Comme Txotxolo entonnant à tue-tête
« Viens voir les comédiens » d’Aznavour, cette dernière appréciait sincèrement ce « superbe festival avec des artistes vraiment fantastiques » et a regretté lors du dernier conseil municipal en décembre qu’il faille désormais se rendre à Anglet pour applaudir les saltimbanques.
Une délocalisation qui laisse de marbre la dame de fer de l’Hôtel de Ville avec des arguments qui laissent pantois aussi bien Corine Martineau que Txotxolo.
« Le goût des autres », c’est visiblement pas son truc à Mme la maire. Biarritz, explique ainsi Iron Maider en substance, n’aurait pas besoin de festival en mai puisque ses rues sont déjà pleines de monde tous les week-ends.
Comme si les rendez-vous culturels biarrots n’avaient d’autres buts, aux yeux de Maider – Eugénie, que de remplir hôtels et restaurants et pas de donner un peu de joie aux habitants de notre ville qui, s’ils ne sont pas contents, – c’est Madame la maire de Biarritz qui parle – n’ont qu’à aller à Bayonne visiter l’ « extraordinaire » Musée Bonnat.
Il est vrai qu’en matière de peinture, Biarritz avec Maider, c’est plutôt « ceinture ». Comme l’a encore fait remarquer Corine Martineau, relayée par les «sauvegardiens de Biarritz », même la traditionnelle expo estivale de l’Espace Bellevue s’est transformée cette année en vulgaire galerie commerciale avec « des œuvres disponibles à l’achat » et « des tarifs affichés de manière ostentatoire ».
Non, Madame la maire, sans doute sujette à « La folie des grandeurs », préfère se gargariser avec son festival Nouvelles Vagues, par ailleurs généreusement subventionné (1,4 million d’euros d’aides publiques pour ses trois premières éditions) à la différence des deux autres Fipadoc et Biarritz Amérique Latine.
La programmation de l’édition 2026 n’est pas encore connue mais Txotxolo, en fonction bien sûr des résultats de mars prochain, proposerait volontiers une master class, pourquoi pas avec Corine Martineau au micro, sur le film « Anatomie d’une chute »…
———
> Retrouvez Txotxolo à Biarritz chaque mercredi