Patatras-plouf, faute de rénovation dans les temps, quelle nouvelle piscine à Biarritz ?

Les emmerdements ça vole en escadrille, alors que les candidats ressortent le débat sur le bassin nordique dont la ville a besoin, les travaux de rénovation de l’ancienne sont à l’arrêt.

Quand ça veut pas… Alors que les nuages s’amoncellent au-dessus de la tête de Maider-Eugénie (passage d’un jeune ancien élu à la concurrence, Aguilera qui colle au programme, trottoirs défoncés, etc), voilà que le Sud-Ouest nous annonce que les travaux de réfection de l’ancienne piscine vont durer plus longtemps que prévu. Manque de bol, la piscine devait rouvrir juste avant le 1er tour des Municipales. Une vilaine corrosion découverte et qui repousse sine die la possibilité d’apprentissage de la natation notamment de nos chers enfants.

Il est vrai que tout le monde s’accordait avant la dernière annonce à reconnaitre que l’actuelle piscine peinait à répondre aux besoins de tous, qu’ils soient sportifs accomplis, nageurs occasionnels, associatifs ou scolaires. Les mauvaises langues, dont la vilaine fouine ne rechigne pas à être le porte étendard, y voyait un manque évident d’investissement lors de la dernière mandature. (Allo Madame la Maire).

Toujours est-il que plusieurs candidats – pour rappel, ils sont sept (ou pas) à s’être avancés sur les plots de départ – se sont jetés à l’eau en annonçant dans leur programme la construction d’un nouvel équipement aquatique.

Réagissant à ces annonces dans les colonnes de Sud-Ouest, plusieurs lecteurs se montrent pourtant circonspects. Comme celui-ci qui s’esclaffe : « Ahhhh la fameuse piscine olympique qui revient à chaque élection municipale et qui, comme par miracle, disparaît une fois les maires en place… ». « Fouine échaudée craint l’eau froide », a coutume de dire Txotxolo.

Il est vrai que l’idée de la création d’un bassin nordique – pour les non-initiés il s’agit d’une piscine extérieure de 50 mètres chauffée à 28° – remonte au moins à 2015, et qu’elle a été profondément enterrée dans le cimetière des innombrables promesses oubliées récemment par l’équipe municipale de Maider-Eugénie… qui la ressort aujourd’hui des oubliettes opportunément à un mois des élections.
Et où Iron Maider envisage-t-elle d’installer ce futur bassin olympique ?
Txotxolo vous le donne en mille : à Aguilera ! Quitte à bétonner (« Coucou
Mr Alday ! ») autant y aller à fond… Un problème de logement ? Aguilera.
Un problème de rugby ? Aguilera. Un problème de piscine ? Aguilera. Un problème de maire ? Euh Aguilera ? Oups !

La réplique de l’opposition n’a pas tardé. Et c’est le Léon Marchand du Code général des collectivités territoriales qui s’y est collé. « Il va falloir que la candidate Arosteguy nous explique, a posté Patrick Destizon sur son compte Facebook, comment faire rentrer sur l’actuel espace jusqu’alors dévolu aux parkings :
250 logements avec leurs parkings, une piscine de 50 mètres avec 8 couloirs, soit 1000 m2 de plan d’eau, des vestiaires et des douches, un terrain de grand jeu, un city stade, un parking souterrain de 400 places, une piste d’athlétisme… »

« Et pourquoi pas une patinoire en sous-sol, tant qu’on y est ? », a renchéri un petit plaisantin. Tais-toi malheureux ! « Arosteguy on ice » pourrait bien prendre l’affaire au sérieux et nous sortir une nouvelle improbable promesse de campagne.

Remarquez, Maider-Eugénie n’est pas la seule à vouloir à faire pousser une piscine à Aguilera. Outre le docteur Guillaume Barucq qui revendique la paternité de ce projet (l’échevelé praticien avait aussi évoqué un temps l’ouverture d’une piscine d’eau de mer remplie par la marée à la Côte des Basques), un autre candidat, le quarterback biarrot Richard Tardits, avant de commenter le Superbowl (il est pas mal dans ce rôle), propose, lui, d’y aménager une piscine à vagues.

Non pour faire plaisir à celui qui se voit déjà comme le premier maire-surfeur de Biarritz mais dans le cadre (aussi majestueux que lui ?) de la création d’un pôle sportif d’excellence tourné vers le sport de haut niveau qui verrait Aguilera se reconvertir en une sorte d’IBSEP, petit frère basque de l’INSEP (L’institut national du sport, de l’expertise et de la performance).

Pour le candidat Serge Manaudou Blanco aussi, « le bassin nordique est indispensable. Notre piscine est saturée. Les associations en ont besoin ». Mais ce n’est pas à Aguilera qu’il faut l’implanter. Son programme prévoit la création, sur les terrains Gelos à La Milady, d’un « pôle aquatique européen » ou « Campus Océan » consacré aux formations supérieures dédiées au sport et à l’océan avec une piscine ouverte de 50 mètres et l’aménagement de terrains de sport en sable dédiés à la pratique du beach-volley et du (on ne se refait pas) beach-rugby…

Aux électeurs biarrots maintenant de choisir le projet de piscine qui leur convient. Des électeurs qui n’ont que quelques kilomètres à parcourir pour se rendre compte qu’il n’est pas si sorcier de se doter d’un centre aquatique, avec bassin ouvert et exemplarité environnementale, comme celui qui a été inauguré cet été à Anglet…

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