Et si Maider se penchait sur son bilan calamiteux plutôt que de pleurnicher dans les médias.
Biarritz au centre du Monde ! Txotxolo ne fait pas référence au pseudo classement des villes où il fait bon vivre ; les Biarrots n’ont pas besoin du JDD de Vincent « Jésus Marie Joseph » Bolloré pour savoir, comme tous les habitants du Pays Basque d’ailleurs, qu’ils ont la chance d’habiter un coin de France béni des dieux. Mais notre bonne ville a dû taper dans la caisse pour utiliser et faire savoir. Ceci bien sûr, sans aucun lien avec la campagne des Municipales.
Non, Txotxolo pensait plutôt à la pleine page que Le Monde vient de consacrer aux élections municipales de Biarritz et, notoriété internationale oblige, au candidat Serge Blanco. Le quotidien du soir donne évidemment la part belle à la légende du rugby mais n’oublie pas les six autres têtes d’affiche à commencer par la maire sortante. On savait Maider Arostéguy raide dingue de l’Impératrice Eugénie, voilà qu’on la découvre apôtre de monsieur de La Palice. Jugez plutôt…
Au journaliste qui souligne le nombre important de listes en lice pour une ville de 26.000 habitants, sept en tout, Iron Maider se la joue Calimero et explique doctement : « Les six autres ont un point commun, elles sont toutes contre moi ». Comment dire… Si ces citoyens biarrots qui aspirent à diriger Biarritz autrement ne se présentaient pas contre elle, pourquoi donc prendraient-ils la peine de solliciter les électeurs biarrots ? « Allo madame la maire ! ». Vous avez 4 semaines.
Maider – Eugénie (ou Maider ingénue, on ne sait plus) récidive un peu plus loin dans l’article dans le truisme de compétition en dénonçant « un collectif d’élus de l’opposition qui avait très envie de trouver un champion pour [la] battre ». Txotxolo se pince pour y croire. Si maintenant les élus d’opposition commencent à s’opposer et à vouloir battre les élus de la majorité aux élections, où va-t-on ma bonne dame ! La Palice est enfoncé.
Bonjour Nabilla Arosteguy : « Allô ! Non, mais allô quoi !… »
Et si, au lieu de pleurnicher sur ses méchants opposants qui ont l’outrecuidance de se mobiliser pour offrir une alternative à sa politique délétère, notre maire en sursis se demandait pourquoi ils sont si nombreux à vouloir la pousser vers la sortie ? Elle se rendrait peut-être compte que, loin des lauriers dont elle s’auto couronne à longueur de vidéos léchées (« Payées avec quel bon argent ? », se demande bien la vilaine fouine) qu’elle balance tous les quatre matins sur les réseaux sociaux, son bilan crie terriblement famine et que les Biarrots restent sur leur faim en matière de logements, de qualité de la voirie, d’assainissement défaillant, de vie associative et culturelle anémiée mais avec paillettes… Sans parler du projet de bétonnage du plateau d’Aguilera.
Et dire que la malheureuse vient de perdre son directeur de campagne, un cador qu’on disait, spécialiste de la gestion de crise (l’homme de la situation pour sûr) passé notamment par le géant Amazon, parti fissa à un mois du scrutin. Parce qu’il avait pris conscience du bilan calamiteux de l’Amazone du Rocher de la Vierge ?
Mais dans ce concert de mauvaises nouvelles, Maider – Nabila peut désormais compter sur le soutien désintéressé (Txotxolo ne peut s’empêcher de ricaner, pardon), inconditionnel et grandiloquent de sa nouvelle recrue, la fifille préférée du sénateur Brisson, qui s’est lancée à corps perdu dans cette campagne électorale derrière sa nouvelle égérie.
Lisez son dernier post Facebook, c’est bien simple, le renard de la fable n’aurait pas fait mieux aux jeux olympiques de la flatterie. Une vraie mélodie d’amour signée Emmanuelle pour sa Maider si « humaine », si « drôle », si « sincère », si « touchante » qu’ « on a envie de lui faire confiance ». Sous nos yeux ébahis une bromance au féminin serait-elle en train de naître entre les deux femmes qui se dézinguaient volontiers il n’y a pas si longtemps ? Prudence, prudence.
Avec les Brisson, il convient de toujours se méfier des serments prononcés la main sur le cœur. Emmanuelle – lapsus révélateur ou pas – n’a d’ailleurs pas pu s’empêcher de glisser un bémol dans sa déclaration d’amour. Maider, écrit-elle,
est « le genre de femme dont on se dit que, dans une autre vie, elle pourrait être une amie ».
Dans une autre vie seulement… Oups
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