Est-il né le divin enfant ?
La période de la nativité est propice aux annonces qui doivent révolutionner… Complétez par ce qui vous fait plaisir. Et n’imaginez pas que notre bonne fouine a pris M. Blanco pour le divin enfant ! Pour Txotxolo, ça sera Biarritz. Même la Belhara fait pâle figure en rapport de la déferlante (n’est-ce pas Guillaume ?) qui s’est propagée sur la ville. Sur tous les journaux, tous les écrans, toutes les ondes, il n’y en avait que pour Serge ce jeudi 4 décembre, pour lui et pour Biarritz : Serge Blanco candidat !
Filons encore un peu la métaphore de la nativité. Même si cette candidature annoncée (depuis moins de neuf mois, hihi) a fait les gros titres, Txotxolo a bien compris que la crèche, c’est l’hôtel de ville. Mais, il cherche encore les noms de l’âne et du bœuf. Cher ami lecteur, si vous avez une idée cliquez sur le bouton écrivez-nous. Ne craignez pas la page blanche tant redoutée par le Brouillarta de Sud-Ouest, ça n’est qu’un courriel et ça ne mord pas.
Revenons à cette annonce de candidature. Bon, on s’y attendait un peu. Txotxolo avait déjà évoqué la « rumeur Blanco » en octobre dernier. Plusieurs médias ont d’ailleurs titré sur l’« officialisation » de cette candidature. Pour être tout à fait honnête, Txotxolo n’a pas tout lu (elle y serait encore !) mais la vilaine fouine n’a pu s’empêcher de… fouiner, en parcourant quelques articles, et de relever d’amusantes nuances selon les titres.
Blanco : 50 nuances de… légende ?
Pour Le Monde ou RTL par exemple, Serge Blanco est et restera la « légende du rugby » qui se lance aujourd’hui dans la course des municipales. Dans les colonnes de Sud-Ouest, Blanco conserve son statut de «légende », oui mais uniquement celle « du Biarritz Olympique », sans doute l’esprit de clocher. C’est toujours mieux que Le Figaro qui le rétrograde au rang d’ «ancienne légende ». Et que dire de ces mauvais joueurs de Toulousains de La Dépêche qui se contentent d’un bien sobre
« ancien rugbyman » pour annoncer son entrée en lice. Si ce n’est pas faire preuve d’un manque de fair-play… légendaire ! Quand on vous dit que cette candidature n’a rien à voir avec le rugby.
A la différence peut-être des « Biarrisiens », ces nouveaux venus dans notre belle ville de Biarritz, Txotxolo, comme tout Biarrot qui se respecte, connaissait bien les grandes lignes de la vie de la « légende » Serge Blanco, le petit orphelin de Caracas, l’ouvrier ajusteur-tourneur chez Dassault, l’homme d’un seul club, le BO, ses titres, ses essais du bout du monde, puis sa reconversion dans les affaires (hôtellerie, thalasso, prêt à porter…) qui connaîtront des fortunes diverses, son implication dans le monde du rugby (au Biarritz Olympique, à la Ligue, à la Fédération…)…
J’insiste, puisqu’on vous dit que ça n’a rien à voir avec le rugby, la preuve, son pote des Babas, l’ancien rugbyman Denis Charvet y est allé de son commentaire de consultant RMC : « C’est un leader, un combattant, un bulldozer. À la place de la maire de Biarritz, qui a tenu des propos très durs envers lui, je me méfierais…»
« Je salue l’engagement de Monsieur Blanco comme celui de tous les autres candidats déclarés ou à venir » a daigné faire savoir à l’AFP, du haut de son trône impérial et chancelant, l’intéressée. Quelle élégance ! Txotxolo se pince pour y croire : quelle hypocrisie ! Est-ce bien la même Maider – Eugénie que celle qui déclarait dans L’Equipe, paru le jour même, à propos de Blanco : « On ne peut pas prétendre devenir premier édile lorsqu’on a connu autant d’échecs cinglants en tant que gestionnaire » ? Réplique de « Don Sergio » dans Sud-Ouest : « Pendant des années, mes entreprises ont permis à 400 familles de vivre dans la région. Tout le monde ne peut pas en dire autant. » Plaquage cathédrale. Pardon plaquage Sainte-Eugénie !
Et dire que la campagne est à peine ouverte. Mais pas la période des marrons (des châtaignes, des bourre-pifs, quoi). Elle passera évidemment par le plateau d’Aguilera. Au quartier blockhaus promu par « Iron Maider », la Dame de Fer de Biarritz (fille d’épicier comme Margareth Thatcher, tiens-tiens…), et houleusement contestée dans la ville, le candidat Blanco promet l’apaisement avec « une plaine sportive modernisée » et « des logements raisonnés », « sur les terrains déjà identifiés et préemptés », « en Bail Réel Solidaire et en locatif social ».
Pour le reste du programme et la composition de son équipe – « Mon équipe, c’est Biarritz » peut-on lire sur sa Lettre aux Biarrots, ça va faire du monde sur la liste ! -, il faudra attendre janvier. Et mars 2026 pour savoir s’il a convaincu les Biarrots avec ses trois promesses de campagne : « une gestion rigoureuse des finances, une transition écologique assumée et une pratique démocratique de proximité ».
Sur les réseaux sociaux, l’annonce officielle de sa candidature a également déclenché une avalanche de réactions. Pour ou contre, une chose est sûre, l’entrée en politique de Serge Blanco ne laisse personne indifférent. Elle donne même à certains des envies de chanter : « Vas-y Blanco, c’est bon. Vas-y Blanco, c’est bon, bon, bon… »
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