Vivons joyeux au rythme des marées
Suffit-il de ressembler à un soixante-huitard attardé (pourquoi t’es méchante la fouine) pour espérer convaincre les jeunes de voter pour soi ? Vous avez 45 minutes… Le temps d’une baignade, pardon d’un surf run, au sort plus qu’incertain. Dis, elle est loin la ligne d’arrivée ?
« Je surfe ! Je surfe soir et matin. Je surfe sur les embruns… » Une fois de plus, Txotxolo n’a pas pu s’empêcher de pousser la chansonnette (pardon M. Trenet !) mais la tentation était trop forte au moment d’évoquer Guillaume Barucq, le médecin surfeur, à nouveau candidat aux municipales de mars prochain.
Qui ne connaît pas le « Brice de Nice » de Biarritz dans notre bonne ville ? Et qui n’apprécie pas ce médecin de famille dévoué à ses patients, à sa ville, à l’océan et… aux douches de plage ? Mis à part un pathétique ex-général poutinophile marié à une adjointe au maire transparente qui lui a promis « un coup de boule » mémorable et peut-être… les coiffeurs de Biarritz qui se désespèrent de le voir pousser un jour la porte de leur salon, personne, (parole de chauve…).
La preuve de cette popularité ? Celui qui dit ne trouver sa place dans aucun parti politique se débrouille toujours pour en obtenir une à la table du conseil municipal. Que ce soit comme adjoint à l’environnement de Michel Veunac de 2014 à 2020. Ou comme élu d’opposition sous le règne de Maider-Eugénie sur laquelle le plus célèbre toubib de Biarritz pose aujourd’hui un diagnostic sévère : « Elle a perdu les pédales ! »
Il est bien sûr question de la gestion du dossier Aguilera, pardon du « tsunami d’Aguilera » – quelqu’un devrait compter le nombre de métaphores océanographiques dans les prises de parole de Barucq – , qui aurait, selon ses déclarations à Sud-Ouest, motivé son choix d’entrer en campagne, pardon de « surfer une nouvelle vague »…
Franchement, connaissez-vous, ailleurs qu’à Biarritz, un médecin généraliste qui organise son agenda de consultations en fonction des horaires de marée ? S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer, s’amuse Txotxolo mais la vilaine fouine s’interroge tout de même : en sera-t-il de même pour la convocation des conseils municipaux si le surfeur, porté par une très hypothétique vague, finissait par être élu maire ?
« Je voudrais ici rassurer les citoyens qui s’inquiètent de me voir passer du temps dans l’eau », a pris les devants Barucq sur son compte Instagram. « Je surfe en moyenne 45 minutes 3 fois par semaine et cela ne m’a jamais empêché d’exercer mes responsabilités professionnelles et municipales ». Voilà les citoyens Biarrots rassurés. Quoique…
Le roi de la planche en short rouge, de sensibilités environnementale et libérale nous dit la presse, n’est pas seulement connecté à l’océan, il ne perd pas de vue non plus la course du soleil. Ainsi le surfeur héliocentrique a-t-il choisi la date de l’équinoxe de septembre pour annoncer sa candidature. Et il faudra attendre le solstice de décembre pour connaître la composition de sa liste. Pour la placer sous une bonne étoile ?
Atypique le docteur Barucq ? Pour sûr !
———
> Retrouvez Txotxolo à Biarritz chaque mercredi