La rumeur Blanco

Oh le beau match qui se profile à Biarritz !

Txotxolo en a déjà des paillettes plein les yeux. Comme quand elle était petite et déjà vilaine fouine devant sa télé ou dans les tribunes d’Aguilera. Et que le meilleur numéro 15 de tous les temps illuminait de sa classe naturelle tous les terrains de la planète ovalie.

Ne faites pas celui ou celle qui ne comprend pas. Tout Biarritz en parle. Et la presse, locale et nationale, ne s’y trompe pas. Serge Blanco bientôt candidat à la mairie de Biarritz ? On n’attend plus qu’on mot du « Pelé du rugby » pour faire sauter le point d’interrogation et siffler le coup d’envoi. La moindre de ses apparitions publiques à Biarritz (au forum des associations, au conseil municipal, au stade pour applaudir les victoires du B.O. et de ses jeunes espoirs) est aussitôt analysée, commentée, raillée ou saluée. Et semble semer une inquiétude certaine dans l’écurie de la maire sortante à Biarritz.

Sur les réseaux sociaux, la boite à gifle a été ouverte par Pinatel, le chien de garde galonné, qui montre déjà les crocs contre cette « vieille gloire du rugby » que les élus d’opposition manipuleraient. Alors qu’il n’est même pas encore sorti des vestiaires, Serge Blanco a également eu droit à sa « biscotte » de la part de Maider-Eugénie Arostéguy qui a dégainé un « carton rouge » en le désignant, arbitrairement, comme le « capitaine du chahut organisé au conseil municipal » du 14 septembre. Aurait-elle si peur de récolter la cuillère de bois le 26 mars prochain ?

Si Txotxolo en croit les gazettes, le capitaine Blanco préparerait « une candidature à la lyonnaise » en référence à celle d’une autre personnalité du sport, l’emblématique ex-président de l’Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas qui s’est lui aussi lancé dans la mêlée des municipales de la capitale des Gaules. Sur la feuille de match, plusieurs noms avec une solide expérience sont annoncés dans son pack électoral, comme Patrick Destizon, Philippe Nalpas, Corine Martineau ou encore – « coup de pied de recentrage » pour ne pas recruter qu’à droite – l’aberzale Peio Abeberry…

En laissant traîner ses oreilles dans les rues de Biarritz, une vilaine habitude de vilaine fouine, Txotxolo entend toutes sortes de commentaires. Les enthousiastes en faveur d’un homme loyal, internationalement reconnu, fidèle à son club de toujours et à sa ville de Biarritz. Les sceptiques qui rappellent que ses affaires post rugby (Thalasso, hôtellerie…) ne se sont pas terminées dans le succès. Ses défenseurs commentent amusés d’un : c’est la vie des affaires surtout quand elles ont duré une trentaine d’années. Et les prudents qui s’interrogent : si Blanco est une star incontestée pour les plus de 50 ans, que représente-t-il pour les plus jeunes et les néo-Biarrots, surfeurs et/ou télétravailleurs ?

Txotxolo s’est encore laissé dire que son idole de jeunesse se serait lancée dans un régime volontaire à la veille de la campagne. Pas pour retrouver ses jambes de 20 ans et aller planter un essai en bout de ligne comme en 1987 face aux Australiens impuissants en demi-finale de la coupe du monde. Mais, qui sait, pour enfiler plus aisément le costume de maire de Biarritz ?

La campagne s’annonce palpitante. Elle se jouera en grande partie sur le dossier oh combien contesté de l’aménagement du plateau d’Aguilera. Gare à la mêlée effondrée et au protocole commotion pour madame la maire si elle ne recule pas à 10 mètres sur son projet de bétonisation outrancier…

———
> Retrouvez Txotxolo à Biarritz chaque mercredi